Focus on : CANDELAZ

By samedi, juin 20, 2015 Permalink 1

J’ai connu CANDELAZ, je ne sais plus trop comment. Lors de mes errances 2.0 probablement. Cliquant frénétiquement sur chaque lien me paraissant prometteur. Je suis finalement tombé sur eux, comme on tombe sur une belle clairière au milieu d’un bois qu’on croit partout.

Parcourant la collection, j’y ai vu des vêtements simples et racés qu’on avait sublimé çà-et-là par de multiples détails inattendus. L’énigmatique logo d’abord, qui décore la poche des chemises comme une mouche juste à côté d’un nez et qui change le visage. Des imprimés puissants qu’on a distillés par touche, quelque part derrière le col des chemises et puis ailleurs. Ces sweat-shirts un brin kitsch et charmants qui exhibent tantôt une icône comme sur un vitrail, tantôt la marque stylisée à la manière argentine ou bien encore un chanteur de Tango façon Sinatra.

Une marque à double fond donc et j’ai demandé des explications aux fondateurs de CANDELAZ. Juste pour être sûr.

Interview :

JIM : La première question qui me vient, forcément, c’est pourquoi le nom de « Candelaz » ?

JEROME : Je suis franco-argentin et « Candela » est un prénom féminin assez courant en Argentine que nous trouvions très joli. Vu que Candelaz est une marque de prêt-à-porter pour hommes, nous avons rajouté un « Z » à la fin de ce prénom pour lui donner un côté plus masculin.

JIM : Comment vous êtes-vous rencontrés et comment est né le projet ?

MAXENCE : Nous avions des amis en commun. Jérôme et moi venons de milieux professionnels assez différents, lui vient de la publicité et moi de la finance pourtant nous nous sommes vite rendu compte que l’on partageait une passion commune pour le prêt-à-porter. Notre association s’est faite de façon assez naturelle et est vite devenue une évidence.

JIM : Qu’est-ce qui est le mieux : la vie de couple ou la vie d’associés ? Pourquoi ?

JEROME : La vie d’associé sans aucun doute ! Si l’un de nous devient relou à un moment donné on ne se retient pas pour le lui dire, avec une copine c’est tout de suite un peu plus compliqué…
MAXENCE : Je suis assez d’accord, les relations entre nous sont super transparentes. Mais bon… je tiens quand même à dire à Jerome que je suis beaucoup plus amoureux de ma copine que de lui ahana.

JIM : Et dans votre couple d’associé du coup, qui porte la culotte ?

MAXENCE : Vu qu’on a des parcours assez différents, on a des réflexions et une approche très complémentaires. La répartition des tâches se fait donc de façon assez naturelle. Pour autant, et vu qu’on est une petite structure, on prend en général des décisions de façon consensuelle sur la plupart des sujets.

JIM : Qu’est-ce qui se passe dans sa tête quand on se rend compte qu’un journaliste du Petit Journal porte, un beau soir, une de ses créations ?

JEROME : même si la styliste du Petit Journal (qu’on remercie au passage) nous avait prévenus quelques heures avant l’émission, au début on n’y croit pas du tout ! Sachant que quand cela s’est fait, la marque avait à peine un mois d’existence ; la satisfaction était d’autant plus grande !

Romain Hary, journaliste au Petit Journal

Romain Hary, journaliste au Petit Journal

JIM : Qui dessine les motifs, décide des coupes, en gros, comment se passe le long processus de l’accouchement d’un produit, d’abord idée, puis objet ?

MAXENCE : Pour le coup c’est un travail que l’on fait vraiment à deux. On a besoin d’être tous les deux complètement à l’aise avec les pièces que l’on confectionne. Nos créations naissent donc d’un processus consensuel (plus ou moins long en fonction des articles) tant pour ce qui est du choix des matières que des coupes. En ce qui concerne nos sources d’inspirations, elles sont vraiment multiples. On peut aussi bien s’inspirer d’oeuvres d’art, de pubs, de personnes qu’on croise dans la rue, de tissus qu’on peut voir sur des salons pro ou tout simplement au marché Saint-Pierre où on va parfois chiner.

Issu du lookbook de Candelaz

Issu du lookbook de Candelaz

JIM : C’est quoi une journée type chez Candelaz ?

JEROME : on est une structure artisanale qui est toute jeune. Il n’y a donc pas vraiment de journée type. Les semaines et les heures se sont enchaînées sans jamais se ressembler. On a fait les choses de façon séquencée. Pour vous donner une idée, dans les premiers temps, on s’est posé pour définir notre collection. Ensuite on a réfléchi (et on réfléchit encore) à une stratégie de communication et aujourd’hui on affine notre modèle commercial. En fait, il y a un truc assez récurrent : comme on est tous les deux des angoissés, on se pose tous les jours des tonnes de questions sur notre projet… ce qui est bien car cette remise en question nous permet de toujours progresser.

Compte instagram de Candelaz

Compte instagram de Candelaz

JIM : Qu’avez-vous dans la tête pour les prochaines années ?

MAXENCE : On désire vraiment constituer une communauté forte autour de la marque. On veut apprendre à la connaître, la cerner, comprendre ses aspirations et s’adapter en fonction de ses envies afin de lui offrir les meilleures pièces et le service qu’elle mérite.

Mes coups de coeur

Manteau de mi-saison par excellence. Drôlement simple à porter. Le motif vient dynamiser l’ensemble et c’est très bien vu. Le porter à la manière du mannequin n’est pas une mauvaise idée, ce serait même tout le contraire.

_160€

Une chemise qui respire le cool. Plus je la regarde, plus je l’aime cette chemise. C’est pourtant pas une révolution, enfin, je vais me répéter mais elle est sacrément cool cette chemise.

La flanelle de coton lui donne de la texture et vous donne plus de personnalité, mais elle sera plus difficile à porter en été.

_65€

 Un sweatshirt à assumer. C’est comme de rouler en décapotable, faut s’attendre à ce qu’il y en ait qui tournent la tête sur votre passage. C’est pas bien grave, y’a El Francesito qui leur adresse un sourire bienveillant. Pilotage automatique.

Toute pièce forte doit être portée sur une tenue simple et consensuelle.

_ 70€

Dernier mot

J’ai comme l’impression que ça fleure bon la marque qui se fout pas de nous. J’ai pas vraiment touché, pas vraiment essayé alors je peux pas vraiment dire, mais de loin, comme ça, sur le lookbook et à travers le discours de ses fondateurs, j’ai bien l’impression que c’est de la bonne qualité. Les vibes buenos airessiennes (comme personne ne dit) me font de l’oeil dans ce qu’elles ont de plus kitsch. Résolument cool.

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Allez, et portez-vous bien !

Jim

 

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